1 - Enjeux d'urbanisme à Azay-le-Rideau ?



Petite définition préalable

En tant que discipline scientifique, l'urbanisme est en étroite filiation avec les sciences humaines (géographie, économie, science juridique, anthropologie, science politique, sociologie).
 
En tant que champ professionnel, les pratiques et techniques de l'urbanisme découlent de la mise en œuvre des politiques urbaines (habitat, logement, transport, environnement, zones d'activités économiques, commerces,etc). Cela recoupe la planification urbaine et la gestion de la ville,  en optimisant le potentiel géographique en vue d'une meilleure harmonie des usages et du bien-être des utilisateurs (résidents, actifs ou non, touristes, etc.).

L'urbanisme est donc une discipline qui recouvre l'ensemble des activités humaines, du moment qu'elles agissent sur un territoire. Si urbanisme rime depuis ses origines avec humanisme, urbanisme rime tout autant aujourd'hui
avec développement durable.

Les politiques d'urbanisme supposent donc une forte motivation de la commune, en liaison avec tous les partenaires économiques et sociaux du territoire. Elle sont par nature contraignantes vis a vis des particuliers puisqu'elles édictent des règles de vie qui s'imposent à tous dans le soucis de l'intérêt de la collectivité.



Les enjeux pour Azay-le-Rideau

 

Avec une superficie de 2733 ha, Azay-le-Rideau est une commune assez grande par rapport aux autres communes d'Indre-et-Loire. Ses caractéristiques géographiques font qu'il est difficile d'organiser son développement urbain, d'autant plus qu'elle est sous l'influence grandissante de l'agglomération tourangelle. Voici un rapide portrait de la situation (source : PLU datant de juillet 2005 et commentaires de la liste Agir ensemble pour Azay-le-Rideau) 

 

Démographie 

Avec un peu plus de 3330 habitants lors du recensement de 2006, la commune d’Azay atteindra les 3500 habitants dans les 5 années à venir.


Logement

Croissance de la construction soutenue (12 logements par an de 1993 à 2000) essentiellement liée à la diminution du nombre d'habitants par logement (vieillissement, séparations, etc.).

Le passage prévisible au delà de 3500 habitants nécessitera d’appliquer la règle de présence des 20% de logements sociaux  (14% à ce jour).

Économieundefined

Suite à la fermeture de la CIBEM, et plus récemment du transfert des transports GELEZ vers l’entreprise LE BERRE à Joué les Tours, près des 2/3 des emplois sont concentrés dans le secteur tertiaire. Le premier employeur est la maison de repos du Plessis avec près de 80 salariés.

L’aspect développement de l’économie devient donc le tout premier enjeu pour la commune d’Azay et ses voisines, d’ou le nécessaire et impératif renforcement de l’intercommunalité.

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Le tourisme est l'activité économique la plus florissante mais elle est essentiellement dépendante du château. C'est dommage car il existe de nombreux autres sites pour développer ce qui est encore un potentiel sous-exploité (les Goupillières, le musée Dufresne, les jardins de la Chatonnière, les activités de randonnée cyclos, canoé ou pédestres, la découverte des richesses architecturales, etc...


 

Equipements collectifs et grandes infrastructures

Il y a un on niveau d'équipement, en général, mais certains sont saturés : crèche et halte garderie, équipements sportifs couverts, ...

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Certains équipements vieillissants nécessitent, à l’exemple du plateau sportif de Mermoz ci-dessus, d'importants travaux de réhabilitation. La répartition sur la ville de ces équipements permet une diffusion de ce dynamisme dans (presque) tous les quartiers.

La commune est facilement accessible depuis le pôle de l'agglo tourangelle (RD 751 + A 85 et gare). A contrario, cela facilite l'évasion vers l'agglomération...  on comprend mieux la dérive progressive vers une forme de ville "dortoir" et l'envolée de la pression immobilière.


Sites, paysages et milieux naturels


Coincé entre val inondable (plan de prévention des risques inondation) et coteau (risque liés aux cavités), les constructions se sont traditionnellement développées surtout entre val et coteau, offrant une imbrication des constructions, un étagement et une densité qui en font un atout architectural et paysager identitaire.

Le plateau, entaillé par quelques vallées perpendiculaires, offre des paysages forestiers (sur les parties les plus hautes = 21% de la superficie communale), agricoles mais aussi bâtis, anciens (ex hameaux des ribotières, du haut Luré) ou récents (hauts d'Azay). A noter la qualité paysagère qui précède l'entrée
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Les sites écologiques les plus remarquables sont situés à l'Est (bois, landes et prairies autour du Gerfault et dans la forêt de Villandry) ainsi que dans la vallée (prairies naturelles humides).

En raison du relief et des caractéristiques d'occupation du sol, les paysages du ridellois sont sensibles aux évolutions. La co-visibilité s'exprime d'un coteau à l'autre : de celui de Cheillé, l'étalement urbain d'Azay se constate facilement.

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 l'étirement des constructions sur le haut du coteau vu depuis Cheillé.

 

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Le patrimoine bâti ancien est varié et de grande qualité, justifiant l'inscription du centre ville et de la vallée au patrimoine mondial par l'UNESCO.

 

Très contraint par la topographie, le développement s'est orienté ces dernières années sur le plateau, au sud de la D951 (Tours – Chinon) avec Bellevue, Le Plessis et les Dandillons, plus récemment au Nord Ouest de la D951 avec les Fontaines, des équipements (stade, salle polyvalente) et la résidence de vacances "Les Jardins Renaissance". En conséquence, la D 951 est devenue une voirie d’agglomération alors qu’elle était conçue à l’origine comme voirie de contournement d’Azay .

A ceci s’ajoute les difficultés de circulation en centre ville inhérentes au tourisme qui recherche un parc de stationnement le plus proche de l’entrée du château, à la présence des autobus en centre ville qui empruntent la rue de Pineau et la rue Georges Jehan pour repartir, en conséquence, les liens entre les différents espaces et quartiers de la commune sont distendus, et le sentiment d’insécurité se développe, ce d’autant plus que les circulations douces peinent à être mises en œuvre.


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Un des gros points noirs de la circulation est l'accessibilité des cars aux parkings du château qui oblige à passer en centre ville

  

Le réseau de liaison douces (pétons, vélo) est sous-dimensionné : les caractéristiques des rues obligent souvent à une cohabitation difficile (voire dangereuse) avec la voiture.
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Rue Pineau



Suite : Quelle politique d'urbanisme pour Azay-le-Rideau ?

 
Le site de la CIBEM,  un potentiel  à ne pas gâcher...

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